Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LE CASINO OÙ J’AI FAIT DE LA REDISTRIBUTION DES RICHESSES
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Pièce n°2343
Écrite par Flominou
Explorée par Nougat

Qu’est que je suis diabolique ! Gnahahahaha !!! Je devrais recevoir une médaille.

Comme Baba semblait bien fatigué, j’ai été trèèèsss gentil avec lui, trèèèsss reposant. Je me suis même couché sur lui en ronronnant. Je savais que ça le ferait s’endormir en 5 minutes maximum. J’y suis resté 15 minutes parce que c’était chaud, confortable et parce que je l’aime quand même un peu, mon Baba.

Mais ensuite, trêve de niaiseries : j’avais un plan à exécuter !

Si monsieur est fatigué et veut dormir, grand bien lui fasse. Moi, j’avais déjà dormi dans l’autre pièce avec la dame reposante. Le casino m’attendait !

Seule solution pour m’y rendre : sauter par la fenêtre. Afin de ne pas tomber trop vite, je saute avec mon ballon-sardine.

Sauter par cette fenêtre fut une super idée : j’ai atterri sur un grand sofa au milieu du casino ! Je ne sais pas trop comment j’ai fait ni comment je vais faire pour retourner dans la chambre mais ce n’est pas grave. Ce sont des questions pour plus tard.

Je commence par faire un petit tour des lieux pour calculer quels sont les jeux les plus rentables, imaginer mes futures techniques de triche et repérer les membres du personnel chargés de surveiller les joueurs. Au passage, je récupère les lunettes de soleil et la montre en or d’un humain – avoir la classe, c’est important, et il me faut une ceinture afin d’y attacher mon ballon –, le tartare d’une humaine – miam, délicieux –, et la mise d’un autre humain – pour commencer avec un minimum de trésorerie –.

Je repère Drac au Poker. Je m’installe à sa table comme si de rien n’était. Il me fait un clin d’œil et on commence une nouvelle partie. J’étudie mes adversaires.

À ma droite, une poupée barbie complètement déchirée à la cocaïne. Pas de danger, une proie facile.

À ma gauche, un marin barbu avec une pipe, une casquette et une bouteille de vin. Vu l’odeur, ce n’est pas sa première. Sa barbe noire empeste un mélange de rhum, de vodka, de bière… de tous les alcools que je connais en fait. Les seuls mots qu’il semble savoir prononcer sont « Ectoplasme », « Cornichon », « Va-nu-pieds », « Zouave » et surtout « Mille sabords » et « Tonnerre de Brest ». Il semble un peu violent colérique sur les bord. Proie facile mais dangereuse en cas d’humiliation trop violente.

En face, un gros aristo à la peau vraiment très blanche, entouré de femmes. Il porte une énorme perruque blanche de noble, un chapeau assez ridicule et une horrible robe de bourge. En voilà un qui va démontrer l’existence du ruissellement. Les seuls sons qu’il semble pouvoir produire ressemblent bizarrement à des cris de singes. Il est suspect cet humain. Jusqu’à ce que j’arrive, c’était lui qui gagnait toutes les mises à la table. Peut-être vais-je enfin rencontrer un adversaire à ma taille ?

Comme prévu, avec l’aide de mes talents en triche – je compte les cartes –, mais aussi un peu grâce à Drac – il m’a demandé de bien dire à Baba qu’il m’aidait et qu’il était disponible pour un rencard ce soir –, je gagne presque toutes les manches. Les seules que je perds – pour ne pas éveiller les soupçons – sont remportées par l’aristosinge.

Ce dernier ne semble vraiment pas content du tout. Il me regarde avec de plus en plus de colère au fur et à mesure qu’il perd son pactole. Je fais semblant de l’ignorer et me lèche ostensiblement les parties pour le narguer. Il n’a pas l’air d’apprécier ça. Il gigote de plus en plus dans sa grosse robe, tout en poussant des cris toujours plus aiguës.

Après avoir fait innocemment monter sa mise sur cette donne, je fais tapis. Il me suis, l’imbécile. Je dévoile ma main : Quinte flush royale à Coeur. Merci les cartes glissées par Drac sous la table.

L’aristo est hors de lui. Il saute sur la table. Enfin, la partie haute de l’aristo saute sur la table. En effet, il laisse derrière lui un singe et quatre penguins, qui étaient cachés sous sa robe. L’aristo est en fait un – ou plutôt deux – singe. Tout s’explique.

Drac appelle la sécurité. Ils attrapent les deux singes mais les penguins réussissent à s’échapper. Ils sont forts, on dirait des espions.

Pendant que la sécurité est occupée, Drac verse tous mes gains dans un gros sac et me dit de le suivre : on va convertir ça en $$$. Enfin non, ici, il semblerait que la monnaie soit du Maine coin, une sorte de bitcoin avec une tête de chat. En voilà un lieu qui sait reconnaître la valeur de notre espèce. Je pense que c’est en mon honneur.

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