Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LA PIÈCE AVEC LE GRAND TAPIS ROULANT
LA PIÈCE AVEC LE GRAND TAPIS ROULANT

LA PIÈCE AVEC LE GRAND TAPIS ROULANT

Pièce n°2474
Écrite par Quokka Cola
Explorée par Quokka

On arrive dans un long couloir un peu comme dans un aéroport. Il y a un énorme tapis roulant. Sur les murs, il y a des dessins avec des fleurs tropicales géantes. Ça sent bizarre. Boubou qui arrive à lire la langue du coin dit que tout au bout du tapis roulant, il y a l’antenne locale du télétransportapateur ou un truc comme ça de Bourg-y-tarte.

Alors on se met en route. C’est chouette le tapis roulant, y’a pas besoin de marcher. Mais Ray, ce gros stressé, veut pas perdre de temps et veut qu’on marche sur le tapis. Moi, je veux pas marcher. Je préfère attendre. Du coup je décide de marcher encore plus lentement que d’habitude. Je mets un pied par terre, j’attends deux secondes, je mets l’autre pied, j’attends deux secondes… Ray finit par péter un câble, et il me prend dans ses bras et commence à tracer sa route, suivi de Boubou.

Il marche GIGA vite. Il slalome entre les gens qui stationnent à droite et/ou à gauche, et il râle parce que les gens ne s’arrêtent pas du même côté et ne pensent pas aux gens pressés comme lui. Dans une autre vie, il aurait été un excellent parisien.

– On pourrait faire une petite pause ? demande Boubou.

Il est essoufflé. En même temps, Ray trace tellement qu’on a l’impression de faire un marathon derrière lui. Ray a l’air contrarié, mais il répond quand même à Boubou d’une voix presque sympa (il doit faire beaucoup d’efforts pour se montrer agréable).

– On y est presque, Boubou. Et avec ce qu’il s’est passé dans le train, je ne suis pas tranquille.

– Juste deux minutes, demande Boubou.

En vrai, Boubou a raison, on pourrait faire une petite pause. Bon, moi j’ai pas vraiment marché mais il marche tellement vite l’autre que j’ai un peu le tournis. Tout à coup, il y a une odeur désagréable. HORRIBLE !!! C’est du POISSON POURRI !!! Il y a de l’eau qui coule du plafond et qui nous coule dessus. Je PUE le POISSON !!! Je tapote l’épaule de Ray, pour qu’il se dépêche de courir nous mettre en sécurité.

– Ah, la peluche veut aussi qu’on se dépêche. Désolé Boubou, tu te reposeras dans le télétransporteur, dit Ray.

Heureusement que Ray marche très vite finalement. On arrive à passer entre les gouttes, et on se retrouve au bout du tunnel. On passe les portes qui s’ouvrent automatiquement, et on quitte cet enfer de POISSON POURRI.

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