Pièce n°2463
Écrite par Flominou
Explorée par Pioupiou
En rentrant chez moi, dans ma caisse de transport, j’entends des bruits de couloir.
– T’as entendu le message de Pioupiou sur les haut-parleurs ? Il a une voix tellement grâve, j’en ai encore des frissons…
– Ça correspond parfaitement à son physique des 29 mais c’est fou à quel point ça fait contraste avec son physique du reste du mois !
Les éclats de rire qui suivent me blessent profondément. Mes employés se gaussent de moi dans mon dos. Quelle honte. Je réussis à masquer mon état à mon assistant n°2 jusqu’à notre arrivée à mon logement de fonction mais dès la porte passée et mon assistant congédié, je m’effondre en larmes.
Maudis corps. Maudite maladie.
Parfois, je réfléchis à en finir. Enfin, pas seulement parfois. Dès que j’arrête de penser au boulot. Ou à ma vengeance. Mais les deux vont de pair.
Tout ça, c’est la faute des Avis.
Ils m’ont jugé, ils m’ont moqué, ils m’ont rejeté. J’ai été déshonoré, j’ai été ridiculisé, j’ai été banni. Alors je me suis promis trois choses : je trouverai un remède, je les humilierai, et enfin, je les tuerai tous.
Je prends un somnifère, je m’installe sur mon lit et j’éteins la lumière. Sur la table en face du lit trône un petit canard en cristal. Il illumine légèrement la pièce, telle une veilleuse, et projette l’heure au plafond. Je l’ai récupéré du département de recherche sur les artéfacts et l’ai un peu trafiqué pour en faire un réveil. Être réveillé tous les matins par un artéfact de cette secte avis me donne la rage nécessaire pour mener à bien mes objectifs.
Je m’endors plein de pensées noires.
BIP BIP BIP BIP …
Il est 5h43, l’heure de se lever.
Je sors du lit, j’éteins mon réveil et je me dirige vers la douche.
Une fois prêt, j’ouvre ma porte. Mon assistant n°2 m’attend sur le palier, avec la caisse de transport.
– Au bureau.
– Bien monsieur.
Je prends mon petit-déjeuner pendant le trajet. Les « grignoteries » de mon assistant n°3 sont vraiment bonnes.