Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LE PAYS DES RÊVES
LE PAYS DES RÊVES

LE PAYS DES RÊVES

Pièce n°1917
Écrite par Didou
Explorée par Sora

Le pays des rêves ressemble un peu à un vieux théâtre. Je le sais parce que j’y suis allé avec papa, même qu’il y avait un personnage qui parlait fort et qui faisait des gestes de la main. Il était rigolo mais les autres personnages l’aimaient pas beaucoup et même qu’à la fin, ils se sont battus contre lui. J’ai pleuré quand il a perdu et papa était tout gêné.

Là c’est pareil. Enfin, un peu pareil.

Je suis dans une pièce où il fait noir et devant moi, il y a une scène avec tout plein de cordes qui pendent.

Je m’en approche, tire sur l’une d’entre elles. Et alors là. Je m’envole à toute vitesse vers le plafond, comme une vraie fusée. Je monte, je monte avec un cri de joie parce que c’est super drôle la sensation du vent sur mon visage et aussi parce que c’est comme si j’avais un super-pouvoir.

Quand je m’arrête enfin, je suis sur une nouvelle scène de bois. Devant moi, il y a une maison avec des formes bizarres. On dirait qu’elle penche d’un côté, elle est ronde mais toute tordue. Et soudain, elle se transforme en bulle de savon et éclate au-dessus de ma tête. Au moment où l’eau me touche, je sens que je retombe en bas.

Je pousse un cri et ferme les yeux.

Quand je les rouvre, je suis de retour sur la première scène.

Bah crotte. Je m’attendais pas à ça. Mais c’était trop trop bien. Hop, je me dépêche de tirer sur une nouvelle corde. Cette fois, il y a une vieille mamie, ou un dragon, je sais pas trop, sur la planche de bois. Elle me regarde, ouvre la bouche. Et puis perd toutes ses dents.

J’ai à peine le temps de rigoler que je suis de nouveau en bas. Va pour une troisième corde. Mais celle-ci est pas comme les autres. Je monte sans jamais m’arrêter, droit vers le toit qui se rapproche de plus en plus.

Beaucoup trop près. Je protège mon visage, certain que je vais le cogner. Je crie aussi. Mais au dernier moment, une porte s’ouvre sur le plafond, je crois que ça s’appelle un grenier. Alors je crie de nouveau et je pleure parce que je sais que ça veut dire que je vais quitter le pays des rêves et que moi, je voulais encore jouer avec les cordes. 

Bruh. Le théâtre c’est trop bien mais à la fin, ça me rend toujours super triste. Tant pis. Je fonce vers le noir et alors tout disparaît.

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