Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LA VIELLE CHAMBRE À DEMI ABANDONNÉE
LA VIELLE CHAMBRE À DEMI ABANDONNÉE

LA VIELLE CHAMBRE À DEMI ABANDONNÉE

Pièce n°2349
Écrite par Harry Queaut

Quatre murs, tous couverts d’un papier peint rouge, plinthes en bois clair mais couverts de poussières. Moulures propres, plafond originellement blanc ou beige mais, aspect un peu jauni.

Mur par mur, dans le sens de l’écoulement d’un siphon dans l’hémisphère Nord et à partir de la porte :

  • Porte en bois clair, grinçante quand on l’ouvre. Poignée ronde, à faire tourner avec son poignet. Serrure rustique, qu’il a été facile à forcer. Table étroite contre le mur, vase sans fleur mais avec de l’eau sale. Rien dans le tiroir de la table.
  • Armoire vide de vêtement, pleine de cintres et de housses vides, poussière sur les étagères., odeur d’humidité, toile d’araignée. Porte dissimulée (visible au deuxième coup d’oeil mais pas évidente), difficile de trouver comme elle pourrait s’ouvrir. Chaise adossée au mur, orientée en direction du lit.
  • Grandes fenêtres aux carreaux sales et à travers lesquelles on verrait flou, même si elles étaient propres. Lit dont la tête tient exactement entre les deux fenêtres. Le lit est fait, on y voit des couvertures bleues à l’air très irritant. Odeur d’humidité. Table de chevet, carré de tissus posé sur le dessus. Une paire de lunettes rectangulaires dans le tiroir. Pas de livre dans le compartiment sous le tiroir mais leur position passée est marquée par la différence d’opacité de la poussière accumulée.
  • Grand meuble type bibliothèque mais vide, pas de toiles d’araignée mais à nouveau, la place d’anciens livres marqués par la différence de densité de poussière. En face de la porte dérobée mentionnée ci-avant, est accroché (plutôt proche du plafond) un tableau réalisé sur une toile ovale, un portrait, d’une femme habillée comme on imaginerait un noble ou bourgeois de la Renaissance, regard fixé vers les fenêtres. De l’autre côté du portrait, la différence de décoloration du papier peint indiquerait la présence passé d’un meuble type bibliothèque ayant l’air très similaire à celui décrit précédemment.

Parquet grinçant, bois sombre, tâché et probablement à deux doigts de pourrir. Rien de plus à signaler.

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