Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LA CAISSE DE TRANSPORT QUE M’A FAIT MON ASSISTANT N°3
LA CAISSE DE TRANSPORT QUE M’A FAIT MON ASSISTANT N°3

LA CAISSE DE TRANSPORT QUE M’A FAIT MON ASSISTANT N°3

Pièce n°2426
Écrite par Flominou
Explorée par Pioupiou

« Toc toc »

C’est un code créé par mes assistants pour communiquer avec moi lors de mes déplacements dans ma caisse de transport. Deux coups pour demander si tout va bien et, en retour, trois coups si tout va bien contre un seul s’il y a un problème. Je crois que l’idée du code vient de mon assistant n°2. Avant, en cas de transformation imprévue, pour retourner au bureau, c’était un peu le système D… et c’était à la fois peu efficace et très humiliant. J’ai en particulier un très mauvais souvenir du sac de sport de mon assistant n°1. Et puis, un jour, mon assistant n° 3 est arrivé au bureau avec une grande caisse noire fixée sur un chariot de transport.

Habituellement, je n’aime pas qu’on fasse des cachoteries dans mon dos, c’est mon côté maniaque du contrôle. Cependant, je suis forcé d’admettre que celle-ci était particulièrement bien trouvée. Mon assistant avait pensé à tout :

   → Pictogrammes de radioactivité et de dangerosité maximale sur les parois de la caisse afin d’éloigner facilement les passants et d’éviter un embouteillage dans les allées de la division ;

   → Parois en miroirs sans tain pour que je puisse voir l’extérieur sans être vu ;

   → Tout le nécessaire en branchement et en connectique intégrés à la caisse afin de me permettre de travailler en voyageant ;

   → Insonorisation avec l’extérieur pour un confort acoustique maximal ;

   → Et bien sûr, « un distributeur de petites grignotines healthy pour vous permettre de vous détendre tout en préservant votre ligne ».

Avant cela, je l’avoue, mon assistant n°3 était le numéro 3 justement parce j’avais du mal à voir son potentiel. Il fait un très bon café et est toujours aux petits soins, mais techniquement, je ne l’avais pas encore vu utiliser toutes les ressources à sa disposition. Il m’a un peu impressionné ce jour-là.

Et puis, il a su rester modeste. C’est une qualité que je recherche chez mes assistants. Je me souviens très bien de sa réaction lorsque je lui ai demandé comment il avait conçu tout ça : il est devenu tout rouge et a balbutié une phrase du type « Oh… j’ai juste passé une commande aux moyens généraux en votre nom… rien d’extraordinaire pour vous Pr. Plumefer ». C’en était presque mignon.

En parlant du loup, le voilà qui nous croise dans le couloir. Il est accompagné du chat et de l’extraterrestre traducteurice. Tiens, il boite. Il a dû se faire mal hier, lors de l’évacuation du labo. Je me note de le ménager quelques jours.

Enfin bref, je réponds à mon assistant n°2 que tout va bien. Nous nous rendons à une réunion de présentation des potentiels remplaçants pour les agents remerciés suite à l’auto-destruction du labo principal de la C-RPUP. J’espère que mon assistant n°1 a bien bossé sur la recherche des profils adéquats. Il a parfois tendance à avoir les chevilles qui enflent et à bâcler son travail. Je crois que le prestige associé à son record de longévité en tant qu’assistant n°1 lui monte à la tête.

Nous arrivons au niveau de la salle de présentation des nouvelles recrues. Nous entrons.

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