Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
L’ARÈNE OÙ JE LE RENCONTRE
L’ARÈNE OÙ JE LE RENCONTRE

L’ARÈNE OÙ JE LE RENCONTRE

Pièce n°2177
Écrite par Didou
Explorée par Altixor

Une lumière intense agresse mes yeux. Au même moment, les cris d’une foule résonnent à mes oreilles, répétant en boucle les mêmes mots.

Ceux qui ne cessent de me hanter. Ceux que j’ai tant entendus qu’ils sont à présent gravés au fer rouge en moi, malédiction à laquelle je ne peux échapper.

— Il arrive ! Il arrive ! Il arrive !

Je plisse les paupières, fais un pas en avant. Le sol sous mes pieds crisse et il me faut encore un second pas pour identifier du sable.

Je tourne alors sur moi-même et un frisson me parcourt l’échine.

Une arène.

Je me trouve dans une arène, ce qui signifie…

Tout à la fois impatient et craintif, je fais face au tunnel sombre sur ma droite. La foule, elle, poursuit sa litanie.

— Il arrive ! Il arrive ! Il arrive !

Une silhouette se détache du tunnel. Sans que je ne puisse me contrôler, je recule. Avant qu’un dernier reste de grandeur, un reste de cette fierté qui fait d’Altixor le plus puissant gladiateur que cette plèbe n’ait jamais vu, me pousse à frapper mon poing contre ma poitrine.

J’ai vaguement conscience de hurler. Dans un geste de défi pur, j’écarte les bras et comme mon adversaire, impressionné par ma démonstration, se fige à l’entrée du tunnel, je le provoque :

— Alors quoi ? Regarde-moi ! Pas d’armes ! Blessé, amoindri, plus qu’un corps qui tient par orgueil ! Et cela t’effraie ? Tu as peur ?

La foule se tait soudain et si j’ai dépassé les bornes, je m’en contrefiche. Qu’on en finisse.

— Eh bien tu as raison d’avoir peur ! Parce que je n’ai rien à perdre ! Parce que je…

Je me tais. Là-bas, l’autre est sorti de l’ombre. Je reconnais aussitôt la beauté de ces traits, cette peau à l’éclat sans nul autre pareil et ce corps parfait.

Yubi al-Deus, Az Eros l’immortel, Babès le Grand.

Moi.

Mon double croise mon regard. Avant de se téléporter face à moi d’un battement de cils. Il pose alors sa main sur mon front et tout devient noir autour de moi.

<< < Altixor > >>

Partager...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *