La lutte entre le Noir et le Blanc est éternelle.
Mais qui est le bien qui est le mal ?
Jouer dans la couleur, faire grise mine, aimer l’ennemi, détester le compagnon, trianguler le carré (et le faire tourner en rond et arrondir les angles), être à cheval sur la reine en faisant le tour des fous…Cela est-il possible dans le monde simpliste, binaire, booléenne des échecs ?
Cette saga achromatopsique prétend apporter quelques réponses : installez-vous donc autour de ce ring, la multipièce dichotomique du Château qui va de succès (en échecs et vice versa).
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« Suivez mes consignes, et tout ira bien. Je ne le dirai pas deux fois : suivez mes consignes »
« Elle est belle, je ne pourrais jamais la prendre. Ou alors pas comme ça »
« On change de place ? Je prends la B7, steuple ? »
« Il est effrayant, ce fou sent le vice, va falloir que l’évite lui »
« J’ai peur, j’ai peur, j’ai peur »
« T’es nouveau toi ? Bon, pour la première fois c’est simple, tu fais ce qu’on te dit, tu réfléchis pas, compris ? »
« Moi, je suis pas prête à bouger. Qu’ils viennent me chercher »
« J’en ai marre, je vais encore me retrouver en première ligne »
« Je vais commencer en A2. D’abord les pions. Le cheval et le fou ensuite »
« Ma chérie, ne crains rien, je et nos hommes avec moi, sont là, pour toi »
« Sale noir, je vais t’écorcher »
« Sales vieux blancs dégénérés, on va vous puréifier »
« Ah ah, ça va être du gâteau… lui je le coupe en deux. Et le cheval… en steack. Quant à Elle… elle est à moi. A MOI ! »
« Hélas mon seigneur, je sais bien qu’ils sont plus pour toi que pour moi, tes hommes »
« Pourquoi je ne suis pas un pion de dame ? de Root, de go ou de Scythe ? C’est tellement binaire ici, pfff »
« Il est beau. Il est vraiment beau. Et loyal. Quelle chance elle a, en face. Pourquoi suis-je née de la mauvaise couleur ? Si j’étais libre, si je n’étais pas avec ce monstre. Si… »
« J’ouvre en C7, normalement ils enchainent jusqu’au huitième coup avec la grosse confiance. Là, je sors 1) la tour, 2) les chevaux, 3) je sacrifie la chieuse, elle attend que ça. Tiens d’ailleurs, j’y pense… hé, femme, viens là : masse-moi, détends-moi un peu plutôt que de rêvasser, sers à quelque chose »
« Hiii ! Hiii ! » Cataclop cataclop
« Toi ! Oui toi ! Change de place avec le H8, j’aime pas te savoir sur ma gauche »
« Dans l’eau, naît… du haut de ma craie… non… de mon créneau, du haut de mon créneau, tour à tour, je pars mais ne me rends pas. Non, ça ne va pas… du haut de mes remparts le drapeau de la victoire entoure, naît, haut et... pfff… j’ai jamais le temps d’écrire. Toujours sur le champ de bataille, comment composer ? «
« Bon… les peaux sombres, c’est pas la première fois qu’on se les tape. Vous me surveillerez particulièrement le flanc droit, quelque chose me dit qu’ils vont nous la faire à l’ancienne »
« Seigneur Blanc, Seigneur Noirs, faites entrer vos Dames sur le ring. Vos troupes suivront. Les Blancs vont ouvrir, as usual »


J’aime beaucoup l’exercice ! C’est rigolo de suivre les pensées de chaque pièce et d’essayer de deviner laquelle pense quoi. Franchement les blancs pourraient céder l’ouverture pour une fois ^^
Les blancs sont des fanatiques. Et les noirs des purs fondamentalistes. Les uns veulent l’éradication des autres… toute entente est vaine, comme nous l’allons démontrer par la suite… Quoique ? 😉