Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LA SALLE DE RESTAURATION EN HEURE DE POINTE
LA SALLE DE RESTAURATION EN HEURE DE POINTE

LA SALLE DE RESTAURATION EN HEURE DE POINTE

Pièce n°2068
Écrite par un gars
Explorée par Zilos

Pièce du Casteltober 2025 - Jour 14 : polygone

Une deuxième porte battante, donc, mène tout de suite à une vaste salle peuplée de table nappées, de tables dressées et de tables rases. Toutes uniformément composées de quatre humains qui conversent dans leurs carrés respectifs.

Dites voir, il y en a quand même qui sont assis devant des tables nues, sans couvert ni menu, et ceux qui en sont équipés sont de toute manière dépourvus du moindre repas ou de quelque liquide dans leurs verres.

« Il faut pas traîner. Allez. »

L’aventurier s’empresse à son tour, jetant des coups d’œil anxieux à gauche comme à droite.

« Il se passe quelque chose ? »

« C’est pas l’heure, ça va. Mais s’ils nous voient ici à la prochaine heure… Disons qu’on ne sera plus là. »

Eh bien… C’est un peu inquiétant. En le suivant à travers les tables, je remarque trônant au-dessus du comptoir devant nous une immense horloge. Pas de chiffres cependant, mais des formes polygonales. Un carré, un heptagone, et donc à l’heure actuelle…

« C’est quoi, l’heure du triangle ? »

« L’heure de pointe », corrige l’aventurier. « Le problème, c’est l’heure suivante. »

Sur l’horloge, la figure suivante est un « + ». Je fronce les sourcils, pas trop cependant, car on y voit nettement moins bien devant soi de cette manière.

En se tournant une énième fois pour vérifier que je le suis, l’humain secoue la tête devant mon expression pensive.

« Les heures supplémentaires. Et l’aiguille tend à y rester bloquée. Allez, plus vite je vous dis ! »

Est-ce qu’il déteste à ce point manger pour ne pas vouloir s’attarder ici ? Des heures en plus pour ce genre de raison, on ne devrait pas dire non. Mais derrière son attitude de proie – claudiquant à cause de son baluchon trop garni, je décide qu’il y aura sans doute un autre lieu pour manger.

On dirait qu’il y en a plein chez ces humains de toute façon.

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