Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LA GRANDE ÎLE OÙ J’OBTIENS UN NOUVEAU TITRE
LA GRANDE ÎLE OÙ J’OBTIENS UN NOUVEAU TITRE

LA GRANDE ÎLE OÙ J’OBTIENS UN NOUVEAU TITRE

Pièce n°2292
Écrite par Didou
Explorée par Altixor

Impossible de dire combien de fois les zombies me tuèrent, combien de fois je me réveillais d’entre les morts, avec le même discours répété encore et encore.

— Veux-tu recommencer ?

Evidemment que non. Pourquoi accepterais-je d’être sans cesse mordu, dévoré, déchiqueté ? Pourquoi accepterais-je de constater mon impuissance ?

Pourtant, ma réponse resta immuable. Pourtant, chaque réveil m’entrainait de nouveau au milieu d’une nouvelle île, chaque fois plus grande que la précédente. Mes muscles regagnaient peu à peu leur force. Mecelsen redevenait une extension de moi-même.

Je redevenais moi-même.

Pas de chance pour les zombies, aucune version de moi n’a jamais été connue pour son empathie. Aussitôt ma grandeur retrouvée, je leur rendis donc la monnaie de leur pièce.

Au centuple. Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, je tuais du zombie. Matin, midi, soir, je tuais du zombie. Dans la réalité, dans mes rêves, dans cette boucle temporelle si étrange où passé, présent et futur se mêlaient, je tuais du zombie.

Ce n’est pas mon genre de me vanter. Mais après les centaines, les milliers d’entre eux que je découpais, je crois désormais pouvoir me targuer d’un nouveau titre.

— Altixor, le Fléau des zombies. Hum. Ça sonne parfait.

J’esquisse un sourire et, comme Eltis me rejoint sur l’île, je frémis d’impatience.

— Veux-tu recommencer ?

— Eh, une dernière fois encore. Mais cette fois-ci, je veux le maximum. Le plus de zombies possibles. Un million, un milliard. Ça ne suffira pas à déployer toute ma puissance mais au moins pourrais-je m’amuser un peu.

En guise de réponse, il s’élève dans les airs et tend sa main.

— Alors qu’il en soit ainsi, déclare-t-il alors en faisant naitre une tempête au sein de laquelle je suis emporté.

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