Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LE BUREAU DU S-RCT OÙ J’AI SIGNÉ MON CONTRAT D’EMBAUCHE
LE BUREAU DU S-RCT OÙ J’AI SIGNÉ MON CONTRAT D’EMBAUCHE

LE BUREAU DU S-RCT OÙ J’AI SIGNÉ MON CONTRAT D’EMBAUCHE

Pièce n°2395
Écrite par Flominou
Explorée par Phiphi

Je trouve ENFIN le bureau 924-c ! Je toque et je rentre.

– Bonjour, je suis Phiphi, c’est Laurence qui m’envoie ici pour signer mon contrat de travail…

– Phiphi ? Oh, vous voilà enfin ! Ce n’est pas trop tôt, voilà bien deux jours que je vous attends ! Asseyez-vous ici. Moi c’est c’est Mathias, je suis l’administrateur de première classe du service de rédaction des contrats de travail. J’en suis aussi le seul membre, mais c’est un autre sujet… J’attends avec impatience le prochain stagiaire…

J’ai l’impression que Mathias parle à lui-même… C’est un vieux monsieur tout fripé qui a l’air d’avoir passé sa vie vissé sur sa chaise de bureau.

– Laurence m’a transmis toutes les informations nécessaires à la rédaction de votre contrat. En voici un exemplaire. Il fait bien une centaine de pages mais ne vous inquiétez pas, on va décortiquer tout ça ensemble…

La lecture du contrat fut longue. Très longue. Je crois qu’à un moment, mon cerveau s’est mis en mode veille. La voix de Mathias est particulièrement ennuyante. Les seuls moments où je me réveillais, c’était quand il commençait à parler tout seul. Sa voix change alors d’intonation et passe de profondément insipide à carrément flippante. Et puis ce qu’il mormone n’est pas toujours très compréhensible.

– Les petites lignes ici, ce n’est rien, juste quelques conditions en cas de décès, ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas comme si nous pouvions emprisonner votre esprit pour l’éternité ou vous rattacher de force au Spirit Ocean…

J’avoue que je ne comprends pas grand chose alors je ne dis rien. Après ce que j’estime être cinq heures de lecture, on en arrive à bout ! Épuisée, je me dépêche de signer. Un grand sourire se dessine sur le visage de Mathias. Il est vraiment flippant ce mec.

– Très bien, très très bien. Bienvenue dans l’Ordre !

– Merci ! Auriez-vous l’adresse de mon atelier ?

– Oula ce n’est pas dans ma fiche de poste ça… Vous connaissez quelqu’un qui pourrait vous renseigner ?

– Oui, Mirai ! Je suis sûre qu’il pourra m’aider ! Puis-je utiliser votre téléphone ?

Mathias accepte. Je retrouve dans l’annuaire de l’Ordre le bon numéro et j’appelle. Mirai décroche. Il est très content de m’avoir au téléphone et semble ravi de pouvoir m’aider. Après m’avoir renseigné, il me demande mon aide pour la construction de son prochain spot publicitaire. Apparemment, ils cherchent à commercialiser un nouvel outil anti-moustique révolutionnaire : le bazooka anti-moustique. Au début, je suis assez sceptique sur l’efficacité du produit mais Mirai m’assure que ce n’est pas un problème : l’efficacité, c’est pour les ingénieurs.

Je réfléchis quelques secondes puis je dessine une petite affiche publicitaire. Dessus, on y voit un joli bazooka avec un missile. À côté, j’ai écrit plusieurs propositions de slogan : « BAM 350mm, le nouveau modèle de Bazooka Anti-Missile qui cartonne », « Quand une simple tapette ne suffit plus », « Pour éliminer tous les moustiques du jardin en une seule fois », « Vous ne reconnaitrez plus votre quartier », etc. Je me sens un peu obligée d’ajouter en bas, écrit en tout petit, « Ne pas utiliser à moins de 500 m d’un bien auquel vous tenez. Peut entraîner une légère disparition de l’environnement immédiat. Voir conditions de non-remboursement en cas de disparition involontaire de votre domicile. ».

Mathias scanne mon ébauche et la transfère à Mirai. Il est R.A.V.I. ! Il me remercie au moins cinq ou six fois puis me propose de dîner avec lui demain soir. La proposition me prend un peu de court mais j’accepte en rougissant. On se dit au revoir et je quitte le bureau de Mathias pour retrouver mon atelier.

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4 commentaires

  1. Audacieux bazooka ! Si ça se trouve, en plus, on peut le re-brander en fonction des besoins : bazooka anti mouches, bazooka anti fourmis, bazooka anti alligators… Dommage que Phiphi n’ait pas trop écouté, j’aurais été ravie d’en savoir plus sur ce fameux contrat de travail. Et la question à 1000 euros : peut-on rattacher au spirit ocean un individu qui n’a pas d’âme comme un doudou ?

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