Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LA MONTAGNE PENTUE
LA MONTAGNE PENTUE

LA MONTAGNE PENTUE

Pièce n°1910
Écrite par Didou
Explorée par Sora

J’ai les jambes qui brûlent, c’est horrible.

J’ai mal aux pieds aussi. Et aux bras. Je sais pas trop pourquoi, peut-être que c’est à force de les balancer ?

Je voudrais bien arrêter mais papa répète toujours que c’est plus facile d’avancer quand on le fait. Ou alors c’était l’inverse ?

Je sais plus. C’est dur de réfléchir alors que ça tape dans mon cerveau. On dirait que quelqu’un veut rentrer dedans.

Je pousse un soupir puis je jette un regard à droite et à gauche. Le décor est plutôt joli, je suis sur une montagne et il y en a plein d’autres autour plus petites.

Je continue d’avancer. J’espère vraiment que le sommet est plus très loin parce que même si c’est beau, je suis fatigué moi. Pis j’en ai marre de marcher pis c’est un peu toujours la même chose aussi pis il fait chaud pis…

Pis il y a une méga grosse montée devant moi.

Je souffle. J’ai bien envie de m’arrêter mais je crois pas que ce soit une bonne idée parce qu’après je vais jamais repartir. Alors je continue de balancer mes bras.

Je les balance encore et encore et encore jusqu’à ce qu’il y ait que ça que je remarque. Et alors, d’un seul coup, la montée s’arrête.

Je relève la tête. Je crois bien que je suis au sommet. Et devant moi, il y a un énooooorme coquillage. Il est super super beau. Tout bleu, tout rayé.

Je m’en approche et c’est plus fort que moi. Je hurle dedans.

— Maman ! Papa !

C’est rigolo parce que mes cris, ils se répètent en écho dedans le coquillage.

— Maman ! je répète.

C’est sans doute moi qui rêve mais il me semble que le coquillage se met à vibrer. Humhum. Il vibre vraiment. Et en plus, une lumière de plus en plus forte en sort. Trop joli.

Trop aveuglant aussi. Je suis obligé de fermer les yeux et pendant que je le fais, je me sens emporter dans un grand tourbillon.

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