Pièce n°1969
Écrite par Didou
Explorée par Hector
Faire le tour de l’île ne m’a pris que quelques minutes. Celle-ci est déserte et hormis l’immense palmier qui se dresse en son centre, n’est composée que de sable.
Pas de rochers, pas de végétation, pas même un coquillage et l’espoir d’enfin sortir d’ici. Je grogne. Les mains croisées derrière mon dos, je fais les cent pas sans que le soleil pourtant brûlant ne réussisse à m’arrêter.
Lorsqu’on a traversé le désert, plus aucune chaleur ne nous fait peur.
Une éternité s’écoule, éternité que je peux mesurer aux sillons de plus en plus profonds que je forme dans le sable.
Et tandis que je tourne en rond, mon cerveau, lui, ressasse en boucle la même pensée : comment quitter cette île ?
À la nage ? Mais aucune terre n’est visible à l’horizon. Avec un radeau ? Même en admettant que je parvienne à tresser les feuilles de palmier, aucune planche de bois ne pourrait me servir de base. Mais alors quoi ? Quoi ?
La réponse, impossible à prévoir, m’apparut alors que je continuais d’errer sur mon île. Et prit la forme d’un vieil avion à hélice qui sectionna net le palmier avant de s’écraser dans le sable.