Pièce n°1867
Écrite par Stabilau
Explorée par Gustav Gaillard
-Allez Gustav, il doit bien avoir un moyen de sortir de ce château ! Cela fait des jours que tu vois des portes, il doit bien en avoir une qui mène dehors !
Soudain, je me suis arrêté devant une porte, une porte en bois à double battants. Je me suis dit : «C’est la bonne !» et je l’ai immédiatement ouverte. Mais je ne pouvais voir l’autre côté. Frustré, je finis par me décider à la traverser.
De l’autre côté, il n’y avait que les ténèbres transpercés par un filet de lumière provenant d’une autre porte en face de moi : Je me trouvai dans un placard et non hors du château ce qui m’énerva. Cependant, je réalisai vite que je n’étais pas seul. De l’autre côté, deux francophones semblaient être en pleine discussions.
-Les Autrichiens sont entrés dans Innsbruck et se dirigent maintenant vers Trente. Il semble que tu vas devoir bientôt intervenir.
-Sans doute, sans doute…
-Ton ami Défense est bloqué et tu l’as déjà parfaitement compris !
-Pour le moment je n’ai pas d’ordre de Milan. Mon devoir reste de finir cette camp… Un problème ?
-… Nullement…
A ce moment la porte s’ouvrit violement devant moi. La lumière m’aveugla brièvement. Après quelques instants, mes yeux purent s’habituer à la lumière et je réalisai à ma grande stupeur que quelqu’un pointait un pistolet sur moi.
-Pas très discret cet espion…
-Pitié ! Je ne suis pas un espion. Je suis juste un franco-allemand complètement perdu.
-Ohh vraiment, un héritier de Charlemagne ici ? Alors, on vient nous narguer après la prise de Besançon ?
Pour une raison que j’ignorais, mon interlocuteur semblait ne pas m’apprécier. En plus Besançon c’est en France de ce que je me souviens. Enfin, malgré ma peur, je pu enfin observer en détail mon agresseur. Il s’agissait d’un militaire, un officier je dirais même si je ne reconnais pas son uniforme bleu. Je remarquai cependant qu’il portait un képi abordant un coq au centre d’une couronne de laurier.
-Non je vous jure que vous faites erreur ! J’étais il y a peu dans un château, j’ai traversé une porte et je me suis retrouvé ici…
-Tu crois que l’abracadabrantesque peut noyer le mensonge ? J’ai vu dans ma vie des espions qui avaient une bien meilleur couverture que toi ! Maintenant si tu…
-C’est bon Charles ! Ce jeune homme ne t’a pas menti. Tu n’as plus à le menacer ainsi.
Surpris, je me retournai et découvris le deuxième individu. C’était aussi un officier assit à son bureau. S’il portait le même type d’uniforme de couleur verte, je fus surtout surpris par l’immense balafre qui coupait en diagonale son visage.
Alors que « Charles » soupirait et rangeait son arme, mon « sauveur » poursuivit.
-Peut-on connaitre ton nom ?
-Gustav, Gustav Gaillard prisonnier du Château des Cent Mille Pièces.
-Enchanté je me nome Ignotum. (Il semblait trouvé ma situation normal.)
-Si je peux me permettre : Ou suis-je ?
Ignotum qui semblait continuer à me jauger me répondit : « Tu te trouves à Messine, cité du Royaume d’Italie, du moins juridiquement. »
-C’est-à-dire ?
-Je veux dire que tu te trouves en ce moment dans une ville occupée par nous, soldats du Royaume romain de Pomontbardie
-Le Royaume de quoi !?
Mais je ne pus continuer, la porte dans le placard venait de se rouvrir, mon périple devait se poursuivre ailleurs.
Alors que je partais, Ignotum, qui avait été le seul à ne pas avoir été effrayer par l’ouverture de la porte, me souhaita bonne chance. Mon voyage à travers le Château venait de débuter.
Quelle super pièce ! Le contexte historique est original et bien maîtrisé, ses variations n’en sont que plus savoureuses. Cela me fait penser aux pièces d’Aztran Maist qui, en plus discret, introduisent des éléments de l’Angleterre du XIXe siècle (si j’ai bien retenu ?).
C’est un plaisir de découvrir une nouvelle plume dans le Château, d’autant plus quand elle est aussi agréable à lire !
Bravo pour ta première pièce Stabilau! Elle est très intrigante… est-ce qu’elle compte donner suite?
J’espère que tu continueras d’écrire sur le château ! À très vite!