Pièce n°1882
Écrite par Didou
Explorée par Sora
Il y a une personne avec moi dans la pièce. Je peux pas très bien la voir parce qu’il fait noir mais c’est pas grave. Je suis plus tout seul ! C’est trop hyper méga bien ! Je commençais un peu à m’ennuyer et puis, peut-être que le monsieur, il sait où est mon papa.
— Monsieur ! Monsieur ! j’appelle en avançant vers lui.
Je pense qu’il doit être sourd comme moi après la salle qui faisait du bruit parce qu’il se retourne pas.
— Monsieur ! EH OH !
Rien. Je sais pas comment il fait pour regarder la télé le soir, le son doit toujours être à fond. Sûre que ma maman l’aimerait pas.
— MONSIEUR !
Je suis enfin à côté de lui et comme il me répond pas, je l’attrape par le bras.
— AH !
Je fais un grand bond en arrière, pose une main contre mon pauvre petit cœur tandis que le monsieur, il disparait dans un nuage de fumée. Il reste juste un petit coquillage de lui. Est-ce que… est-ce que c’est moi qui ai fait ça ?
— Désolé, je murmure avec ma voix comme quand je veux me faire pardonner. Je n’ai pas… je voulais pas…
Mon menton tremblant m’empêche de terminer mais alors que je commence à y voir flou, j’ouvre la bouche et ouvre grand mes yeux. Un sourire se dessine ensuite sur mon visage.
— Monsieur ! Vous m’avez fait peur.
Je ramasse le coquillage et me dirige vers le monsieur qui est revenu. Sur le chemin, je me cogne contre une table que j’avais pas vue et je manque renverser le verre d’eau qui est dessus mais, heureusement, il tombe pas. Ouf.
— Dites, monsieur, comment vous avez fait pour disparaitre ? Est-ce que c’est un superpouvoir ? Ah ! Rendez-moi ma main !
Je fronce les sourcils, tire de toutes mes forces mais ça marche pas. Ma main, elle reste collée contre le bras du monsieur. Je me rends compte aussi qu’elle est gelée et que c’est pas agréable du tout.
— Lâchez-moi ! Allez quoi. J’ai pas fait exprès de vous changer en fumée. Monsieur.
Je sais pas s’il m’entend mais au moins, je sens que ma main se réchauffe. Qu’elle se réchauffe un peu trop même. Le bras du monsieur devient brûlant et je pousse un grand cri de douleur. Au même moment, j’arrive enfin à me libérer et là, j’ai une idée super trop bien.
Je plonge mes doigts dans le verre derrière moi puis comme ça va un peu mieux, je le balance sur le pauvre monsieur.
Je pensais que ça allait l’aider. Comment je pouvais deviner qu’il allait se transformer en une grande flaque d’eau avec un autre coquillage dedans ? Hein ?
— Je… monsieur ?
J’avale ma salive et je regarde autour de moi. Cette fois, il veut vraiment pas se relever.
— Je… je vais y aller, je dis en ramassant le second coquillage. Je vais garder ça pour vous. Et quand j’aurais trouvé mon papa, on cherchera quelque chose pour vous guérir. Ah, et c’est pas grave pour ma main, je vous en veux pas, hein.
Evidemment, il me répond pas. Tant pis, c’était important de bien mettre les points sur les i comme elle dit maman.
Je tourne donc le dos au monsieur et en courant presque, je rejoins la porte que je viens enfin de voir dans le fond de la salle.
J’adore les aventures de ce petit garçon. Mon personnage, Isil, vient d’être aspiré par le puits du « JARDIN AUX SIMPLES » et devrait croiser Théomance dans la prochaine pièce… Me permets-tu qu’elle parle de son fils ?
Oh, je file lire ça alors, ça promet d’être intéressant !
Mais oui bien sûr, pas de problème 🙂
Encore merci pour tes commentaires, ça fait toujours plaisir de les découvrir à chaque fois !
Trop contente, j’ai hâte d’écrire ça alors ! (Un des plus grands plaisirs du Château c’est tout de même d’entrecroiser les aventures !)
Je t’en prie, j’aimerais être plus régulière mais j’ai du mal ces temps-ci… je lis toujours tes pièces avec plaisir, surtout qu’elles sont dynamiques, variées et concises, elles se lisent de façon légère et entraînante même quand je me dis « olalah j’ai 25 pièces à rattraper » !