Pièce n°1893
Écrite par Didou
Explorée par Sora
Ça sent trop mauvais ! On dirait les légumes de papa. Beurk.
En plus, on y voit rien du tout. Je crois que je suis sur une route mais il y a un nuage tout gris autour de moi alors c’est pas facile d’être sûr. Ça me fait mal quand je respire. J’ai envie de tousser mais j’ai peur d’ouvrir la bouche et qu’après la fumée, elle rentre dans moi.
Alors je lève mon pyjama sur mon nez. C’est pas une bonne odeur non plus, ça fait longtemps que papa l’a pas lavé, mais c’est la mienne.
Je m’avance sans rien y voir. Au bout d’un moment, j’entends quelqu’un atchoumer loin de moi et là je fais une erreur trop débile. Je crie pour l’appeler. Paf. J’avale plein de la fumée. Je tousse, je tousse, l’odeur vient me chatouiller les narines.
J’aime pas ça du tout du tout.
Sûr que mes crottes de nez vont être toutes noires.
J’arrive pas à m’arrêter de tousser. J’essaie d’aller plus vite pour sortir de là mais du coup mon petit cœur, ce sale copieur, il croit que c’est un jeu et il veut aller plus vite aussi. Donc je respire plus. Donc j’avale plus de fumée.
Bruh.
Je cligne des yeux, regarde autour de moi pour trouver une sortie et en faisant ça, je perds un peu l’équilibre. Je pose alors un genou par terre et c’est là que je vois que ma poche, elle brille bizarrement.
Je fronce les sourcils, mets ma main dedans et…
Les coquillages !
Ils sont tout plein de lumière. Trop génial !
Je les lève dans le brouillard et ça fonctionne super bien. On dirait presque qu’il en a peur, vu comment il s’en écarte vite. L’endroit où je suis était bien une route. Toute sale, perdue au milieu d’un grand champ. Ce qui est drôle c’est qu’il y a une porte qui est posée en plein milieu du chemin, loin comme cent pas à moi. Ou cinquante de papa, parce que papa a des grandes jambes.
Elle est là et elle tient toute seule. Comme par magie.
Je m’en approche, la contourne. Le dos donne lui aussi sur la route pourtant, quand je pousse la poignée de devant, une lumière super forte me frappe les yeux et de la chaleur en sort.
J’hésite pas trop longtemps comme ici, il fait noir et froid.
Je tousse une dernière fois, remets les coquillages dans ma poche et franchis la porte.