Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LA BANQUE DE NEZ
LA BANQUE DE NEZ

LA BANQUE DE NEZ

Pièce n°2019
Écrite par un gars
Explorée par Zilos

Pièce du Casteltober 2025 - Jour 2 : poème

Allons bon. Repassez par la même porte, et vous vous retrouverez ailleurs ! Quelle sotte idée.
L’endroit est envahi de monde, des humains répartis en lignes compactes en direction de bureaux compacts.
Je double tout le monde, et arrive au guichet.

« Bonjour. » est l’originale entrée en matière que le guichetier me propose.

« Café ? Pardon, réflexe. Euh, vous faites quoi par ici ? »

Le crâne du vieil homme assis en face me regarde avec un air désabusé. Je suis trop petit pour voir ses yeux, mais je suppose que c’est pareil. Un dépliant avec gros nez poilu menace de tomber du comptoir.

« C’est une banque monsieur. Vous avez une opération bancaire à effectuer ? »

« … C’est à dire que… Vous avez de l’argent à moi ? »

Les coutumes humaines sont complexes sur ce point. Les trolls ne stockent pas de richesses, c’est idiot. Ils utilisent les richesses.
Les yeux du vieil homme, qui se redressent doucement au dessus du comptoir, m’apparaissent soudain. Son nez aussi, un gros nez mais tout à fait différent. Si je me mets à collectionner les nez en plus de mes 270 paramètres, on n’est pas rendu.

« Je vois que vous avez déjà votre nez. » affirme-t-il, pragmatique. « A moins que vous n’en vouliez un autre, vous voulez peut-être le consigner. Ou bien faire fructifier votre nez. C’est vous qui me dites monsieur. »

Alors là, qu’est-ce que j’en sais moi. Derrière, on s’impatiente. Je me dis que ça a peut-être à voir avec le fait que je suis passé devant tout le monde. Un type sans nez me lance presque un regard accusateur.
Sur le dépliant, je déchiffre « Donnez tous vos nez, mais deux nez c’est voler », avec le nez qui me regarde dans les yeux comme si j’allais le dérober.

« Bon, deux nez ou vous donnez ? »

Je ne peux m’empêcher de penser que ces tournures ont une drôle de manière de jouer avec les rimes. Puis de réaliser que deux nez ne me seraient pas très utiles, en plus de me rendre coupable de vol.

« Non merci. Vous auriez des origamis ? »

Le vieux crâne me scrute sans comprendre.

« C’est le numéro 101, en fait je… Laissez tomber. Merci. »

Qui m’a fichu une banque ici ?

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2 commentaires

  1. C’est excellent comme tous les derniers/dernières aventuriers/aventurières du Château ont leur humour bien à eux ^^
    Ça m’a fait rire qu’il passe devant tout le monde et le jeu de mots « deux nez c’est voler » est bien trouvé !

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