Tout au bout du bord de l’extrême, derrière les dernières montagnes du Monde, s’élève le Château des 100 000 pièces Les murailles, et les tours et les étages de ce palais s’élèvent, à ce qu’il vous paraît, bien au-delà des nuages, au-dessus des cimes.
LE CACHOT SOMBRE
LE CACHOT SOMBRE

LE CACHOT SOMBRE

Pièce n°2246
Écrite par Didou
Fait partie de la saga << < Vent de Révolte > >>

Je me réveille avec un violent mal de tête dans une salle sombre. Depuis quand suis-je ici ? La seule chose dont je me rappelle… la seule chose dont je me rappelle c’est d’avoir été capturé et ensuite…

Le vide-ordures. On m’a jeté dans un vide-ordures. Je me redresse et mon mouvement attire l’attention d’une silhouette tapie dans l’ombre face à moi.

— Ne me touche pas. Je… il ne te laissera pas faire autrement mais… ne me touche pas. S’il te plait.

Je hausse un sourcil face à cette demande tandis que l’autre esquisse un geste pour se plaquer contre le mur. Son mouvement me révèle une partie de son visage à la lueur d’une maigre ouverture au plafond.  Un enfant. Recroquevillé sur lui-même, il fusionnerait avec l’obstacle derrière lui s’il le pouvait.

— Qui es-tu ? Où sommes nous ?

Un examen sommaire et la vue de barreaux sur ma gauche me permettent de répondre à cette dernière question. Un cachot. Je pousse un soupir, tente de discerner à nouveau le visage de mon compagnon de cellule. Ses traits me semblent vaguement familiers mais…

Un soudain poids dans mon dos me fait sursauter. Je fais volte-face et découvre un mur qui n’était pas là avant. Un mur qui me pousse vers l’enfant.

— Je suis désolé, murmure-t-il. Ça ne fera pas mal longtemps, je te le promets. 

Bientôt toute la pièce se contracte, se compresse. J’ai beau forcer, tenter d’exercer une force inverse, les murs se rapprochent et renforcent ma proximité avec l’enfant.

— C’est toi qui fais ça ?! Arrête tout de suite ! Arrête !

— Humhum. C’est lui.

L’espace entre nous devient infime, carré de quelques centimètres seulement.

— Je suis désolé, répète-t-il. 

Ma main l’effleure. Une douleur explose alors en moi et je hurle mon dernier souffle.

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